au vent, là, l'être

(enfants sur les rives du Tasik Chini, Pahang, Malaisie, le 13 août 05)
Je rêve parfois de dilution, d’effacement. D’une dune où mon existence matérialisée en le grain le plus infime s’enfoncerait sans le moindre craquement. Longue semaine arc-boutée sur des dossiers particulièrement sensibles, endolorie par un claquage à la cuisse, stressée par une proposition de collaboration télévisuelle, frôlée par des sommeils instables. Une de ces semaines encrouées dans les frondaisons d’heures à n’en plus finir, heures et jours m’extirpant nécessairement de la gangue à blogs (pardon à tous ceux que je n’ai pas encore lus cette semaine). Une fissure, en ce week-end que les oracles prévoient aussi froid qu'éclairé, laissera monter l’eau des sources intimes. Flots de délivrance pour me prendre et me déposer ailleurs, là où je pourrai crier au ciel et me gaver de lumière. Le monde est plus beau que le mot monde. Courons vite le leur dire !