11 décembre 2004
loin de la coupe au rêve

(fourmi sur linacée, Entraigues, Ardèche, 11 mai 2003)
Mes chances de survie au-delà de la moitié de ce siècle sont minces, je voudrais pourtant y être, tout au bout et au-delà, pour voir comment nous aurons traversé les cascades de défis qui nous menacent. Nous n'aurons jamais été plus fascinants ni le monde plus riche d'enseignements qu'en ces jours où le sort de la planète oscille. Jamais ces chaos éclatés, ces chocs rampants, ces spectacles politiques et les vaines spéculations qui s'en nourrissent n'auront apporté un éclairage aussi intense sur la nécessité de rétablir l'accord originel entre l'homme et la vie. Entre le cœur et son sang. Notre nature est étymologiquement la Nature. Combien de crimes, de détresse et de gâchis devrons-nous encore commettre pour s'éveiller à cette vérité ? Le perfectionnement de notre société, du moins son aboutissement à un équilibre durable, c'est le rouge-gorge qui me le siffle chaque matin un peu avant l'aube. La mélodie complice suggère un sentiment d'harmonie universelle, une harmonie qui transforme les premiers grains de la journée en gouttes d'or. Une richesse à partager de toute urgence.
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