31.10.05
clou

(Col des Fraisses, Treffort, Isère, le 22 oct. 05)
C’est souvent quand sa vie ne le vaut pas qu’on s'en fait un spectacle.
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Rien à voir avec cette note : je me suis fait profiler par Olivier Gochet la semaine dernière. Une heure et demie d'interview pour un résultat en trois dimensions, lisible à partir de ce lundi 31 octobre 17h30. Nous n'avons pas parlé de Nicolas Sarkozy et Anne Fulda et encore moins de Valerie Plame. Quoique...
27.10.05
oronge au désespoir

(amanite des Césars, dite oronge, Amanita caesarea, Upie, Drôme, le 21 sept.03)
L’automne brille de feux tardifs et ses bois en prennent ombrage. Ces généreux soleils que nous avions cueillis entre les gouttes d’orage les autres années, le tarissement des saisons semble les avoir éteints. L’oronge, champignon royal des collines méridionales, n’a pas poussé. Sa chair croquante au léger goût de noix verte, éblouissante crue sous un rai d’huile d’olive, restera cette fois un souvenir. L’oronge se plaît pourtant les années chaudes mais 2005 l'est plus que de raison. Un automne calciné après les soifs âcres de juin et de juillet a malmené le cuivre des landes et lessivé les châtaigneraies. Nos paniers ramèneront l’espoir doré d’années plus conciliantes, mais on dirait bien que celles sans oronges nous font vieillir un peu plus vite.
25.10.05
gobe le globe

(mouche Graphomya maculata sur grande radiaire Astrantia major, Col de Fraisse, Treffort, Isère, le 22 oct.05)
A quelle heure vont-ils enfin oser rêver du monde tel qu’il est ? Et quand s’éprendront-ils de la vie ? Comment réussissent-ils à ne pas s’interroger, si ténus si ternes dans ce cosmos qui les écrase ? Pourquoi ne voient-ils la planète que d’une seule et infime extrémité, sans jamais la considérer toute entière ? L’émotion, le mystère, la fragilité essentielle, le miracle, en admettront-ils un jour la richesse immense ?
23.10.05
l'arbre qui cache la montagne

(Les Galovières, Monestier-de-Clermont, Isère, le 22 oct.05)
Hier, l’automne donnait quelques coups d’aile à flanc de montagne. Hésitation du baromètre, mercure malingre. Quelques arbres plantés au vent se retrouvaient déjà dévêtus. On eût dit qu’abandonné ici à son silence géologique, le monde pulsait un sang noir par ses veines tordues.
21.10.05
H5N1

(alouette sabota - Mirafra sabota, Pan Etosha, Namibie, le 9 août 03)
C’est le code de la peur. Au moment où le ciel tombe sur la tête de nos héros d'enfance, les oiseaux sont annoncés comme les bombardiers de la mort. Les semaines à venir nous diront si ces craintes étaient justifiées, ou plutôt à quel point, mais il est probable que la France sera prochainement touchée par la grippe aviaire. Le comportement migratoire de certaines espèces, notamment celles inféodées au milieu aquatique (palmipèdes, échassiers et limicoles), rend l’épidémie quasi inévitable. Pour l’instant, le mode de transmission du virus semble limité au contact des oiseaux. L’hypothèse d’une mutation du virus n’est cependant pas à exclure, d’après les autorités sanitaires. Elle pourrait alors faire de l’homme un redoutable vecteur de la maladie. Dans le cas funeste d’une hécatombe parmi la population humaine, quelle attitude adopterions-nous à l’égard des oiseaux ? Ces gracieuses créatures, inspiratrices des poètes ou messagères du printemps dans notre imaginaire collectif, va-t-on bientôt les vouer aux gémonies, les cribler de plomb sans relâche et s’en dégoûter comme les rats de la peste au Moyen-Age ? Et avec elles, ne risque-t-on pas de diaboliser tous ceux qui défendent l’écologie et prônent le rapprochement de l’homme et de la nature ? Les associations naturalistes ont du pain sur la planche. Elles seraient bien inspirées d’adopter sans tarder une stratégie de communication concertée, visant à calmer les ardeurs psychotiques autant qu’à préserver l’image de l’oiseau. Pour autant qu’un effort de communication ne les rebute plus. Car leur manière de gérer la « crise » du retour du loup a révélé bien des lacunes, au premier rang desquelles un manque évident d’empathie et d’écoute. La grippe aviaire est une aubaine aussi triste que salutaire pour amener les associations sur le terrain du dialogue et de l’ouverture. Un redéploiement vers le public, bien au-delà de leur pré carré d’adhérents, leur permettrait de gagner aussi du poids politique. Il est pour l’heure assez navrant de constater à peine 100 000 ornithologues amateurs en France, quand le Royaume-Uni en compte plus d’un million et demi.
20.10.05
il y a du monde au balcon (5)
Vous pouvez retrouver la série complète des photos de cette séquence dans l'album du monde au balcon.
il y a du monde au balcon (4)
19.10.05
il y a du monde au balcon (3)
il y a du monde au balcon (2)
18.10.05
il y a du monde au balcon (1)
Profitant d'un dernier jour à Kuala Lumpur, nous nous sommes installés à la terrasse d'un bar chinois, dans une ruelle animée proche du Golden Triangle. Il y avait un immeuble d'habitation de l'autre côté. C'était assez drôle : les gens sortaient à tour de rôle sur leur balcon, comme des comédiens qui jouaient chacun un bout de pièce improvisée. Tout en sirotant ma bière Tiger, j'ai photographié. (Malaisie, le 22 août 05)









