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30.05.05

une pensée pour l'Europe

berger
(église San Juan, San Sebastian, Espagne, le 30 déc. 04)

Le séisme d'hier soir me rappelle une vieille chanson de Roxy Music, "A song for Europe", où la voix tremblante de Bryan Ferry(boat) le disputait à des arrangements rococos sur l'air de "vieilles choses perdues", avec un couplet en latin. Comment en sommes-nous arrivés là ? Comme nous en étions arrivés en avril 2002.


Posté par Richard G le 30.05.05 - noir - Commentaires [10] - Permalien [#]

Commentaires

    et ça va changer quoi ? la chiraquie continuera sa politique chiraquienne.

    Posté par , le 30.05.05 à 20:48
  • Et ça ne changera rien...

    Comme un "Oui" en apparence ne l'aurait pas non plus fait.
    Cependant, nous ne sommes pluss dans une impasse à tout accepter comme des moutons de Panurge.
    La France ne sera pas déchue de sa place (comme elle n'aurait pas été promue dans le cas inverse).
    La donne n'appartient pas qu'aux hautes sphères...

    Posté par , le 30.05.05 à 23:18
  • C'est bien d'avoir des illusions, Agnès.

    Posté par , le 31.05.05 à 09:26
  • la honte!

    "la france ne sera pas dechue de sa place"??? non mais je reve!!?! les americains (et le reste du monde) n'attendaient que ca pour que la menace de l'europe, qui etait en train de devenir trop reele et dangereuse pour les USA, s'effrite et disparaisse! ah bravo! vive la revolution! vive l'esprit de contradiction cretin et nombriliste! heureusement que j'ai un passeport suisse en plus du francais, parce que deja que les americains detestaient les francais mais en plus maintenant ils se moquent d'eux a gorges deployees!! quand je pense que j'ai osé dire qu'ils etaient bien cons d'avoir pu réélire le buisson maudit en novembre... je vois que les francais sont tout aussi aveugles!

    sans parler du coup de poignard fait aux allemands, du triste exemple de racisme envers les autres pays de l'union, de la peur imbecile de ce qui est different, et des croyances idiotes que de dire non empechera le monde de continuer a devenir ce qu'il devient!

    Posté par , le 31.05.05 à 16:14
  • Mes illusions découlent de mes désillusions…
    Ou serait-ce…
    Mes désillusions me poussent vers mes illusions…
    Je ne sais plus très bien.

    Posté par , le 31.05.05 à 17:27
  • A SONG FOR EUROPE.

    Here as I sit
    At this empty cafe
    Thinking of you
    I remember
    All those moments
    Lost in wonder
    That we´ll never
    Find again
    Though the world
    Is my oyster
    It´s only a shell
    Full of memories
    And here by the seine
    Notre-dame casts
    A long lonely shadow
    Now - only sorrow
    No tomorrow
    There´s no today for us
    Nothing is there
    For us to share
    But yesterday

    These cities may change
    But there always remains
    My obsession
    Through silken waters
    My gondola glides
    And the bridge - it sighs ...
    I remember
    All those moments
    Lost in wonder
    That we´ll never
    Find again
    There´s no more time for us
    Nothing is there
    For us to share
    But yesterdays

    Ecce momenta
    Illa mirabilia
    Quae captabit
    In aeternum
    Memor
    Modo dolores
    Sunt in dies
    Non est reliquum
    Vero tantum
    Comminicamus
    Perdita
    Tous ces moments
    Perdus dans l`enchantement
    Qui ne reviendront
    Jamais
    Pas d´aujourd´hui pour nous
    Pour nous il n´y a rien
    A partager
    Sauf le passé

    (Ferry / Mc Kay)

    Posté par , le 31.05.05 à 19:07
  • stranded

    Merci cher LVN pour cette connivence musicale. J'avais oublié le couplet en français, tiens

    Miss LuLu : c'est chouette tout ce que tu dis. Maintenant, entre ce qu'on dit, ce qui est et ce qui sera, il reste à (re)faire.

    Posté par , le 31.05.05 à 19:48
  • Amusant (?)

    Ce qui est (assez) drôle:les OUI voyaient les NON comme des Négatifs,puisque refusant d'"avancer" avec l'Europe actuelle );symétriquement les NON trouvaient les OUI Négatifs (résignés à accepter le libéralisme éco,résignés au verrouillage du système -puisqu'illimité dans le temps-,etc..)
    Plus de clivage droite-gauche?Que des OUI et des NON?
    Le soir-même des résultats,il était comique de voir tt-à-coup le PS-perdant ,se raccrocher aux branches de l'anti-chiraquisme habituel,et de taper à qui mieux-mieux sur tous ces dirigeants de droite,
    avec qui ils posaient benoîtement (et ss honte) dans Paris-Match la semaine d'avant.
    On ne peut pas dire que ça les ait grandis.

    Posté par , le 01.06.05 à 00:00
  • d'accord avec toi pour ce sentiment proche de celui d'avril 2002 ; l'impression un peu triste aussi que le vote Non qui exprimait avant tout un ras-le-bol franco-français, est revenu à rejeter les autres, des petits frères de l'est qui s'ils ne sont pas rapidement intégrés à l'Europe, risquent de sombrer dans un dangereux n'importe quoi et seulement alors constitueront une menace.
    J'ai un peu l'impression qu'on joue les irréductibles gaulois mais sans avoir la potion magique.
    Et aussi que beaucoup d'entre nous se sont précipités dans des querelles partisanes sans prendre le temps de lire le texte pour s'en faire une petite idée personnelle. Moi qui fus longtemps indécise, puis modérée, je n'ai trouvé autour de moi presque que des farouches défenseurs de l'une ou l'autre réponse (1) ou bien des personnes que toute l'agitation médiatico-politique rendaient tellement perplexes qu'elles se sont totalement désintéressées d'un vote qui pourtant avait son importance.
    enfin ce que j'en dis ...

    (1) puisque je vois qu'il a par ici ses habitudes, je rends grâce à LVN dont le billet sur le sujet m'avait fait me sentir moins seule.

    Posté par , le 01.06.05 à 20:14
  • N'étant pas inscrit sur les listes électorales, car français je ne suis point, j'ai néanmoins suivi les campagnes des uns et des autres.
    Le résultat du référendum ne fut pas une surprise.
    Néanmoins, je n'ai pas le souvenir, ces cinquante dernières années, d'un pays qui soit sorti grandi d'un repli sur soi ...

    Posté par , le 06.06.05 à 16:20

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