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18.02.05

bleu de mes dilemmes

(gentiane de Clusius, Saint-Guillaume, Isère, le 21 avril 04)

La couleur bleue reste associée, dans mon esprit, à l’idée de l’eau et les fleurs ainsi éclairées réalisent le miracle de la lumière liquide. De vague bleuet en vague gentiane, la Nature, c’est dans un même regard ce qui m’emporte et ce qui me fixe, ce qui me libère et ce qui me retient. La Nature n’est pas dans mon réel. Elle en déborde. Il en découle.

Posté par Richard G le 18.02.05 - bleu - Commentaires [16] - Permalien [#]

Commentaires

    C'est le plus beau bleu qu'il soit.

    Posté par , le 22.01.08 à 00:48
  • ...

    Il est dans ta nature de savoir la recevoir, la border sans la saborder, l'aborder sans la subordonner.

    Posté par , le 18.02.05 à 15:00
  • du blues, du blues, du blues...

    Le ciel méditerranéen, le saphir ou la turquoise, l’iris de ses yeux…
    la terre est bleue comme une orange et le monde est bleu comme toi…
    Tout ça pour ne pas dire tout simplement que ta photo est sublime

    Posté par , le 18.02.05 à 16:05
  • La fleur sera toujours un sexe offert à la passion des insectes. Celle-ci est un volcan qui pointe de la mer, qui cherche la fécondation pour donner naissance à l'ile.

    Posté par , le 18.02.05 à 18:07
  • Le bleu ne fait pas de bruit

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    Le bleu ne fait pas de bruit.

    C'est une couleur timide, sans arrière-pensée, présage, ni projet, qui ne se jette pas brusquement sur le regard comme le jaune ou le rouge, mais qui l'attire à soi, l'apprivoise peu à peu, le laisse venir sans le presser, de sorte qu'en elle il s'enfonce et se noie sans se rendre compte de rien.

    Le bleu est une couleur propice à la disparition.

    Une couleur où mourir, une couleur qui délivre, la couleur même de l'âme après qu'elle s'est déshabillée du corps, après qu'a giclé tout le sang et que se sont vidées les viscères, les poches de toutes sortes, déménageant une fois pour toutes le mobilier de ses pensées.

    Indéfiniment, le bleu s'évade.

    Ce n'est pas, à vrai dire, une couleur. Plutôt une tonalité, un climat, une résonance spéciale de l'air. Un empilement de clarté, une teinte qui naît du vide ajouté au vide, aussi changeante et transparente dans la tête de l'homme que dans les cieux.

    L'air que nous respirons, l'apparence de vide sur laquelle remuent nos figures, l'espace que nous traversons n'est rien d'autre que ce bleu terrestre, invisible tant il est proche et fait corps avec nous, habillant nos gestes et nos voix. Présent jusque dans la chambre, tous volets tirés et toutes lampes éteintes, insensible vêtement de notre vie.



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    Jean-Michel Maulpoix
    © Mercure de France, 1993

    Posté par , le 18.02.05 à 20:15
  • Superbe !

    Posté par , le 19.02.05 à 12:01
  • Le Bleu Conciliabule

    L'année dernière, a été l'année du bleu pour certains universitaires qui ont conçu (une femme notamment) tout un ouvrage sur le bleu...
    Mais je lis plutôt dans votre fleur, le titre surtout, une fine confidence sur le bleu-hématome , le coup double des contradictions peu de gens , cherchent à le voir du premier coup d'oeil. Nous avons tant de mal à voir la douleur sous la beauté. La fleur somptueuse, éphémère... que voilà. Ses 5(?) pétales à la peau marbrée de bleu qui inclinent le cou sur un gouffre de lumière .Instantanément, j'y ai lu un bleu conciliabule. Il faut tendre l'oreille.Le regard est toujours limité . C'est peut-être la raison de nos multiplications d'images.La beauté nous protège de toute offense du réel. La beauté nous rassemble intérieurement.

    Posté par , le 19.02.05 à 15:09
  • Bleu

    Plongée inconsciente interminable...

    Posté par , le 19.02.05 à 17:07
  • J'ai retrouvé la référence du livre "savant" sur le bleu. Il s'agit d'un Dictionnaire des mots et expressions de couleur : Le Bleu (CNRS Réédité en 2004) auquel a participé une linguiste Annie Mollard-Desfour spécialisée dans l'étude du lexique des couleurs. Sa contribution fait partie d'un Trésor de la langue française en 16 volumes ( XIX° et XX° siècle). J'avais trouvé fort passionnante sa présentation du livre à la fête du livre de Bron (Rhône) en Mars 2004.

    Cette année la fête du livre de BRON du 11 au 13 Mars à l'hippodrome de Parilly, aura pour thème :"Les OBJETS ont la parole".

    Posté par , le 20.02.05 à 00:29
  • je voudrais parvenir à ne pas dire l'évidence... mais c'est difficile de résister :
    c'est beau.

    Posté par , le 20.02.05 à 05:44
  • Mère nature : enraciné je m'en nourris, déraciné je ne sais plus être.

    Posté par , le 20.02.05 à 10:56
  • ......tu nous as deja fait une tisane post à base de bleu non? whaouu on passe au dessert bleu ?!!
    c'est drolement bon aux yeux ..... superbe

    tu n'aurais pas été poisson, dauphin ou autres dans une vie antérieure ?!! )

    Posté par , le 20.02.05 à 22:35
  • PS : Formule C16H18ClN3S
    antiseptique, le bleu de methylene... tout de suite c'est moins poetique hin !!

    Posté par , le 20.02.05 à 22:45
  • Wahhhh!!!!! C'est bôôôôôôôôô!!!!!

    Posté par , le 21.02.05 à 16:52
  • Bleu...

    ...comme ses yeux...qui me dévorent...oui,intemporel...désir et amour...

    Posté par , le 21.02.05 à 22:43
  • oui!!!! oui!!!! oui!!!!!, j'applaudis tout seul(?!))
    j'ai l'air d'un marcel quoi!!!m'en fous.!!..lovely picture!!!!

    salut richard

    Posté par , le 23.02.05 à 20:48

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